Repérer tôt, agir tôt: dépister le cancer du poumon - Association pulmonaire du Québec
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4 février 2026

Repérer tôt, agir tôt: dépister le cancer du poumon

Le cancer du poumon est le type de cancer le plus fréquent et le plus mortel, en grande partie parce qu’il est souvent dépisté trop tard. Au Québec, plus de 10 000 personnes reçoivent un diagnostic de cancer du poumon et plus de 6 000 décèdent de ce cancer chaque année.

Certaines personnes sont particulièrement exposées au risque de développer un cancer du poumon. Il s’agit notamment des personnes qui fument ou ont fumé la cigarette quotidiennement pendant au moins 20 ans de manière continue ou discontinue. Les personnes atteintes de MPOC (maladie pulmonaire obstructive chronique) sont aussi particulièrement à risque. On estime qu’une personne sur cinq atteinte de MPOC développera un cancer du poumon. Une raison de plus pour ne pas négliger le dépistage.

Pourquoi dépister avant 50 ans?

Le cancer du poumon avance discrètement: au début, il n’y a presque jamais de symptôme. Le dépistage a pour objectif de détecter le cancer à un stade peu avancé, pour augmenter les chances de traiter et de guérir. Plus de 50 % des cancers du poumon sont diagnostiqués au stade IV, soit le stade le plus avancé. 36 % et au stade IV de 0 à 10 % (sources: Projet de démonstration du dépistage du cancer du poumon, MSSS).

Quel est l’examen qui permet de dépister le cancer du poumon?

L’examen utilisé pour dépister le cancer du poumon est la tomodensitométrie à faible dose, plus couramment appelée scanner (ou TACO dans plusieurs régions du Québec). Il s’agit d’une technique d’imagerie médicale qui utilise des rayons X pour produire des images très détaillées de l’intérieur du thorax. L’examen est sans douleur et dure moins de cinq minutes.

Cet examen permet non seulement de visualiser les poumons, mais aussi les structures voisines comme le foie, les reins et les glandes surrénales. Il facilite ainsi la détection précoce d’anomalies pulmonaires, dont les nodules susceptibles d’être cancéreux, avant même l’apparition de symptômes.

L’examen avant 50 ans est-il pris en charge?

Non, actuellement, l’examen dès l’âge de 50 ans n’est pas intégré dans le programme québécois de dépistage organisé.

Actuellement, le programme de dépistage du cancer du poumon au Québec s’adresse spécifiquement à des personnes qui :

  • ont entre 55 et 74 ans ;
  • ont un risque élevé de cancer du poumon (généralement une longue histoire de tabagisme, par exemple 20 ans ou plus) ;
  • sont assurées par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).

Toutefois, les avantages à dépister le cancer du poumon le plus tôt possible sont nombreux: les chances de guérison sont plus élevées, les chirurgies sont en général moins invasives et la mortalité peut être réduite chez les personnes à très haut risque.

Que faire si le résultat est positif?

Les résultats vous seront communiqués dans les semaines suivant votre examen. Ils seront aussi envoyés à votre médecin de famille ou à votre IPS, si vous en avez un ou une. Même si le résultat est positif, cela ne signifie pas toujours qu’il y a un cancer mais indique qu’une investigation plus poussée est nécessaire pour évaluer la nature des anomalies.

Selon l’interprétation des images, votre médecin de famille pourrait proposer :

  • Un suivi rapproché avec une autre tomodensitométrie à faible dose quelques mois plus tard si le risque que la lésion soit cancéreuse est jugé faible.
  • Un TDM avec agent de contraste pour mieux visualiser la structure de la lésion.
  • Un PET-scan pour évaluer l’activité métabolique des tissus suspects.
  • Une bronchoscopie afin de visualiser l’intérieur des bronches et prélever des échantillons si nécessaire.
  • Une biopsie (tissu retiré pour analyse), si une lésion est fortement suspecte.