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Le bilan : confinement et mauvaises habitudes - Association pulmonaire du Québec
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1 juin 2020

Le bilan : confinement et mauvaises habitudes

Le confinement a fait place à de nouvelles habitudes de vie. Certaines sont positives et amènent un changement mélioratif sur la santé et le bien-être de chacun, alors que d’autres le sont un peu moins. Au niveau de l’alimentation, certains profitent de la situation pour cuisiner et mieux manger, alors que d’autres ont de la difficulté à se retenir de « grignotter » lors des journées en télétravail. Certaines dépendances se font aussi plus difficiles à combattre. Le petit verre de vin devient ainsi si accessible… et tous les moyens semblent parfois bons pour réduire les symptômes du stress.

Voici un petit bilan des mauvaises habitudes développées depuis le début du confinement.

Consommation de tabac

1 personne sur 4 aurait augmenté sa consommation de tabac d’environ 5 cigarettes par jour. Ce n’est pas rien ! Le stress, l’anxiété et l’ennui en seraient les principales causes. On observe aussi que l’augmentation de la consommation est plus fréquente chez les jeunes âgées de 25 à 34 ans. Ceux-ci sont particulièrement affectés au télétravail et, donc, ils se trouvent moins sujets à des restrictions sur leur consommation de tabac comme ils n’ont plus besoin d’attendre la pause pour aller fumer.

Consommation d’alcool

La consommation d’alcool, pour sa part, aurait augmenté considérablement chez les individus âgés de moins de 55 ans. Encore une fois, une personne sur quatre dans cette tranche d’âge dit avoir bu davantage dans les derniers temps, alors que seulement une personne sur dix, âgée de 55 ans et plus, dit en avoir fait de même. La plupart du temps, l’augmentation se manifeste non seulement par une plus haute fréquence de consommation, mais aussi par une plus grande quantité d’alcool consommé. Les raisons restent semblables que pour la cigarette : l’horaire de travail ou le chômage, le stress et l’ennui. C’est un phénomène particulier qui décrit bien la perte de la notion du temps avec laquelle nous devons jongler. En effet, selon Catherine Paradis, analyste principale en recherche et politiques au CCDUS, « au Canada, la consommation d’alcool sert souvent à marquer la différence entre la semaine et la fin de semaine, le travail et les loisirs ; elle permet d’établir une démarcation. Avec la menace constante que représente la COVID-19, cette différence devient floue (…) »

Prise de poids

Le télétravail ne change pas seulement notre routine à la maison, il change également nos habitudes de déplacements. On ne s’en rend pas nécessairement compte, mais se déplacer pour aller au travail tous les matins et revenir en fin d’après-midi constitue une occasion de bouger, particulièrement si on prend le transport en commun ou le vélo. En plus d’être plus sédentaires, les nouveaux chômeurs se retrouvent davantage devant la télévision ou les écrans d’ordinateur, parfois pendant plusieurs heures. Pour soulager la platitude du confinement, on se paye la traite avec de petites gâteries sucrées, ou des plats plus gras, qu’on dit réconfortants. C’est une belle recette pour la prise de poids. 31 % des Québécois disent ainsi manger plus de malbouffe depuis le début du confinement. Enfin, parmi les répondants, 44 % disent avoir aussi diminué leur pratique d’activités physiques.

Ce qui est déplorable dans cette situation c’est qu’il sera difficile de se débarrasser de ces nouvelles habitudes après le confinement. La prise de poids, notamment, est particulièrement ardue à renverser. Il est donc bien important, et ce dès maintenant, de recommencer à bouger. L’après-confinement, on l’espère, fera place à un Québec en mouvement, sur tous les sens du terme.