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La protéine clé responsable de la pandémie - Association pulmonaire du Québec
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4 mai 2020

La protéine clé responsable de la pandémie

Eh oui, les recherches sur le nouveau virus battent leur plein et les découvertes ne cessent d’assiéger les fils de nouvelles. Au fur et à mesure des démarches, on espère en apprendre davantage et éventuellement mieux comprendre le virus responsable de la pandémie.

À ce sujet, les dernières recherches ont démontré qu’une seule protéine se trouvant à la surface du coronavirus serait responsable de sa transmission chez l’humain, et donc, de la pandémie. Tout ce chahut à cause d’une petite protéine !

C’est somme toute une bonne nouvelle, car connaître davantage la protéine responsable de la maladie COVID-19 représente la porte d’entrée vers le développement d’un traitement. En effet, cela permettrait aux chercheurs de trouver le moyen d’introduire le virus dans le corps humain, par vaccin, sans rendre la personne malade. Cette technique est d’ailleurs déjà utilisée dans plusieurs vaccins prévenant diverses maladies et s’est révélée efficace.

Parlons un peu plus de cette protéine. Nommée protéine S, pour spicule, elle forme les pointes au bout de la fameuse couronne du coronavirus. On ne sait toujours pas par quel animal, la chauve-souris ou le pangolin, le virus responsable de la COVID-19 s’est muté et doté de la protéine S qui permet la propagation entre humains.

Ce qu’on sait, c’est que le virus se sert de cette protéine pour entrer dans la cellule humaine en interagissant avec d’autres protéines à leur surface. Vous avez peut-être entendu parler de la clé et de la serrure. C’est ce dont il est question ici. Les petites pointes étant les clés pour les serrures des portes menant aux cellules humaines. Une fois entré, le virus peut pirater les mécanismes présents dans la cellule, tel un voleur de bateau. Il paraîtrait même que cette clé est plus que fonctionnelle, et que le fait qu’elle s’insère aussi bien dans la serrure des cellules humaines fait en sorte que le coronavirus soit aussi infectieux. On appelle ce phénomène l’affinité.

Les protéines sont de longues chaînes. L’ordre des éléments qui composent cette chaîne, appelés acides aminés, est bien précis et déterminé par notre code génétique, notre ADN. En changeant ne serait-ce qu’un acide aminé dans une chaîne, on modifie les affinités de cette protéine. Une protéine peut ne plus pouvoir s’associer avec une autre. On bouleverse alors l’équilibre du système humain.

À partir de l’affinité de ce système de clés et de serrures, les chercheurs tentent de trouver un moyen de modifier la clé, donc les petites pointes sur le virus, et de faire en sorte qu’elles ne puissent plus s’imbriquer dans la cellule humaine. Pour ce faire, ils cherchent des anticorps qui pourraient modifier la protéine S du coronavirus afin de lui refuser l’accès aux cellules humaines.

C’est un peu comme mettre de très grosses mitaines à la protéine S, qui l’empêcheraient d’ouvrir la porte d’auto de la cellule. (Nicolas Doucet, biochimiste à l’INRS)

Bref, la découverte de cette protéine S représente un grand pas pour la science et une bonne source d’espoir dans le développement d’un traitement. On se croise les doigts !