Slot gacor
Déficit en alpha-1-antitrypsine vs la COVID-19 - Association pulmonaire du Québec
Faire un don

4 mai 2020

Déficit en alpha-1-antitrypsine vs la COVID-19

La pandémie nous a fait réaliser qu’il faut protéger les plus vulnérables dans notre société. Déjà, le confinement n’est pas facile pour tout le monde ; imaginez lorsque vous faites partie de la population la plus à risque de souffrir de complications. Ces personnes sont en proie à bien des questionnements et angoisses. Dans cet article, nous aborderons une maladie chronique moins courante, le déficit en alpha 1-antitrypsine et nous tenterons de répondre à certaines questions.

Qu’est-ce que le déficit en alpha1-antitrypsine (A1AT) ?

Le déficit en A1AT est un trouble génétique héréditaire. Ce qui veut dire qu’il se transmet des parents à leurs enfants. À la naissance, les caractéristiques génétiques d’une personne proviennent à la fois du père et de la mère. Dans le cas de ce déficit, les individus atteints doivent avoir reçu le gène anormal de ses deux parents. Ainsi, si seulement l’un des deux parents est porteur du gène, leurs enfants pourront compter sur une copie normale et n’en souffriront pas. C’est pourquoi cette pathologie est assez rare. Ce déficit peut entrainer une maladie pulmonaire sévère chez l’adulte. D’où l’importance de la dépister par une prise de sang.

Facteurs de risque

Le déficit en A1AT est le plus grand facteur de risque génétique connu de l’emphysème. On estime que 3 % des personnes ayant reçu un diagnostic de MPOC souffriraient d’un déficit en A1AT sans être dépistés. À noter que ce déficit peut aussi entrainer des problèmes hépatiques tels que la cirrhose et le cancer du foie.

Le déficit en alpha1-antitrypsine et la COVID-19

En ces temps de crise, les recommandations des médecins pour les patients atteints d’un déficit en A1AT ne dérogent pas. Ce sont d’abord de respecter leurs prescriptions et de prendre religieusement leurs traitements. Avez-vous votre plan d’action en main ? Si ce n’est pas le cas, tentez de rejoindre votre médecin afin de clarifier votre marche à suivre.

Pour ce qui est de vos injections intraveineuses de Prolastin-C : Certains d’entre vous reçoivent ces injections une fois par semaine. Si c’est le cas, vous devriez essayer dans la mesure du possible de poursuivre vos traitements hebdomadaires habituels, puisque le rôle de ce médicament est justement de protéger les poumons. Il va de soi que vous devriez prendre toutes les précautions nécessaires lors de vos déplacements et de votre visite à vos centres. On pense au lavage des mains et au port du masque. De plus, des mesures additionnelles de distanciation sociale devraient être prises au sein de tous les dispensateurs de soins.

Évidemment, le lavage des mains est primordial. Lavez-vous les mains après chaque sortie, et ne vous mettez jamais les mains au visage lorsque vous êtes à l’extérieur de chez vous. Aussi, il est important de rester à la maison et de respecter les mesures de distanciation sociale. Ne pas quitter la maison à moins que ce soit pour des mesures essentielles telles que l’épicerie ou la pharmacie. Si votre employeur n’a pas encore pris de mesures en ce sens, on vous recommande de demander conseil à votre médecin. Compte tenu de votre condition pulmonaire, vous êtes plus à risque de complications à la suite d’une infection à la maladie. Toutefois, vous serez heureux d’apprendre que certains patients souffrant de déficit en A1AT n’ont pas développé de complication. 

Que faire si vous êtes atteints de la COVID-19 ?

Commencez par vérifier que vous avez bien les symptômes du virus en visitant le site du gouvernement du Québec : mal de gorge, toux, fièvre, sentiment d’oppression de la poitrine, etc. Ensuite, la première chose à faire n’est pas de vous rendre tout de suite à l’hôpital, mais bien d’appeler aux numéros fournis, où un professionnel de la santé répondra à vos questions. On ne voudrait pas que vous soyez exposés davantage en attendant à la salle d’urgence.

Si vous êtes déclaré positif à la COVID-19, les professionnels de la santé agiront en conséquence de vos symptômes respiratoires. Vous pourriez être envoyé en convalescence à la maison, ou être admis à l’hôpital.

En bref, l’important c’est de rester calme, de respecter les mesures de prévention et de suivre vos traitements à la lettre. Ça va bien aller !     

Ressources :

Site du gouvernement du Québec pour description des symptômes

Lignes spéciales COVID-19 en cas de symptômes : 418 644-4545, le 514 644-4545, le 450 644-4545, le 819 644-4545 ou le 1 877 644-4545 (sans frais) ailleurs au Québec.    

Sources: