Slot gacor
Jeux vidéo, TDAH et asthme - Association pulmonaire du Québec
Faire un don

20 avril 2022

Jeux vidéo, TDAH et asthme

Durant les deux dernières années, en raison de la pandémie, nos habitudes de vie et celles de nos enfants ont été modifiées. En diminuant nos contacts sociaux et nos activités extérieures, nos loisirs ont été altérés. Ce changement de comportement a un impact majeur sur la santé des jeunes, autant mentale que physique.

Une étude, publiée à la fin du mois de janvier, a analysé le comportement de jeunes âgés entre 13 et 14 ans face au temps passé à jouer aux jeux vidéo hebdomadairement. Le lien a été établi entre le temps passé à jouer aux jeux vidéo et les symptômes du trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH). L’étude démontre la relation entre le temps passé à jouer au jeux vidéo d’un enfant de 12 ans et les symptômes du TDAH à l’âge de 13 ans. Selon l’), entre les années 2015 et 2016 au Québec, il y avait 240 535 enfants âgés entre 1 et 24 ans diagnostiqués avec un TDAH. Leur estimation montre une ascension constante avec les années.

Qu’est-ce que le TDAH ?

Le TDAH est un trouble neuro développemental caractérisé par une difficulté à maintenir l’attention, une hyperactivité et de l’impulsivité. Il peut être décelé vers l’âge de deux ans et diagnostiqué vers l’âge de 7 ans. La moitié de ces troubles persistent à l’âge adulte, mais avec moins de symptômes. Les personnes souffrantes de TDAH sont plus à risque de développer de l’obésité, des troubles du sommeil, de l’asthme et plusieurs autres maladies.

Une étude suédoise met en évidence que les asthmatiques ont 45 % de risques supplémentaires d’avoir un TDAH. De plus, les chercheurs de l’université de Glasgow ont conclu que la sédentarité peut mener à un changement de développement des poumons. De ce fait, un enfant passant plus de deux heures par jour devant les écrans a deux fois plus de chance de devenir asthmatique.

Depuis la pandémie, nous observons une augmentation du temps consacré à jouer au jeux vidéo de 80 % chez les jeunes âgés de 6 à 17 ans. Que pouvons-nous conclure de l’augmentation celle-ci par rapport aux effet néfastes qu’elle engendrera sur la future génération ?